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Faire pétiller le thé : Richard raconte la création de Sparkteez

Oct 1
14 min read

This interview is available in French and English. Cette entretien est disponible en français et en anglais.


Entretien avec Richard, fondateur de Sparkteez


Richard, the founder of Sparkteez
Richard, the founder of Sparkteez

Le marché du sans-alcool évolue rapidement, mais le thé pétillant reste encore une catégorie relativement jeune. Avec Sparkteez, Richard a choisi de partir du thé lui-même pour créer une alternative festive, peu sucrée et pensée autant pour l’apéritif que pour la gastronomie.



De la première idée née avant le Covid aux quelque 200 000 bouteilles produites aujourd’hui, nous avons parlé de développement produit, de distribution bio, de restauration, de défis industriels et de l’avenir du thé dans l’univers NOLO.



1. Avant Sparkteez, qu’est-ce qui vous a donné envie de créer un thé pétillant ?

À l’origine, je travaillais déjà avec une petite maison de Champagne. Avant le Covid, certaines personnes me demandaient régulièrement s’il était possible de proposer un « champagne sans alcool ». Évidemment, ce n’est pas vraiment possible : la fermentation et le vieillissement font partie intégrante du Champagne.


Cette question est néanmoins restée dans ma tête. Je me suis donc intéressé à ce qui existait dans le sans-alcool. Les vins désalcoolisés ne me convainquaient pas vraiment, et j’ai découvert à cette époque un thé pétillant venant du Maroc. Il était beaucoup trop sucré à mon goût, mais l’idée d’utiliser le thé m’a interpellé.


Je me suis dit qu’il y avait énormément de matière à travailler : thé noir, thé blanc, thé vert, oolong, pu-erh… un peu comme les différents cépages dans le vin.


Pendant le Covid, cette réflexion a pris encore plus de sens. On parlait beaucoup de l’augmentation de la consommation de vin à domicile. Mais qu’en était-il des personnes qui ne voulaient pas ou ne pouvaient pas boire d’alcool ?


Je voulais créer quelque chose qui leur permette de participer pleinement au moment festif : une bouteille avec des bulles, que l’on puisse ouvrir et servir comme un champagne, un crémant, un prosecco ou un cava, mais construite entièrement autour du thé.


2. Combien de temps a-t-il fallu pour développer la première recette ?

Environ un an et demi.


Le thé est beaucoup plus complexe à travailler qu’on ne l’imagine. On pourrait penser qu’il suffit de faire une infusion et d’ajouter des bulles, mais ce n’est absolument pas le cas.

À servir frais, les défauts ressortent différemment. Il faut travailler l’astringence, les arômes, les équilibres entre les différents thés et la structure du produit.


Nous avons réalisé énormément de mélanges. Quelques pourcentages supplémentaires de thé noir, par exemple, peuvent complètement modifier la force et la structure de la boisson. Le thé blanc apporte quelque chose de beaucoup plus léger, tandis que certains thés verts peuvent donner des notes plus végétales ou de paille.


Nous avions sorti une première version après environ un an et demi, mais je n’étais toujours pas satisfait. La personne avec qui j'avais commencé le projet a décidé de s'en désister, pensant que nous n'y arriverions pas. J’ai continué !


Finalement, en mars 2022, j’avais enfin une recette qui répondait à ce que je recherchais : le goût restait stable après ouverture, la couleur ne changeait pas et, surtout, la bouteille conservait suffisamment de pression pour retrouver ce véritable côté festif.



All the range
All the range

3. Pourquoi avoir fait du bio un élément aussi important de Sparkteez dès le départ ?

Le bio faisait partie du projet dès l’origine.

Je connaissais déjà cet univers puisque je distribuais certains produits biologiques, et je ne voulais surtout pas créer un soda ou un ice tea.


Sparkteez contient du vrai thé, avec très peu de sucre : environ 4 g par litre. C’était important pour moi de créer quelque chose de qualitatif, peu sucré et peu calorique.


Nous sommes également certifiés Fair for Life et travaillons avec des maisons et importateurs capables de suivre l’approvisionnement jusque dans les plantations.


Je ne cherchais pas nécessairement à faire énormément de volume. Mon objectif était avant tout de créer un produit de qualité, festif, accessible et cohérent avec certaines valeurs.


Je voulais également conserver un prix raisonnable. Ce n’est pas parce que le sans-alcool est devenu tendance qu’il faut vendre un produit trois fois plus cher. Un Champagne a un prix lié à son terroir, sa production et son travail. Un thé pétillant doit lui aussi avoir une logique de prix correspondant à sa propre réalité.


4. Vous avez commencé par le bio et les épiceries fines plutôt que par la restauration. Comment cette stratégie s’est-elle construite ?

Notre premier grand référencement a été Nature & Découvertes. Sparkteez correspondait parfaitement à leur univers : nature, bio et découverte.


Nous avons commencé par un test, qui a très bien fonctionné, et le produit a été référencé rapidement. Ensuite sont venues les épiceries fines. Elles recherchent constamment de nouveaux produits qui leur permettent de se différencier, et Sparkteez apportait quelque chose qu'elles n'avaient pas encore.


Les magasins bio en France se sont développés en parallèle. En Belgique, par exemple, nous sommes rapidement entrés chez ROB, toujours en recherche de qualité et de nouveauté, qui reste un très beau client pour nous. J’y retourne régulièrement pour présenter les nouveautés et les retours des consommateurs sont excellents.


La restauration est arrivée plus tard, notamment lorsque Thomas Courbière a rejoint l’équipe. Il venait de cet univers et a immédiatement vu la possibilité d’utiliser Sparkteez dans les cocktails / mocktails sans alcool.

Thomas Courbière
Thomas Courbière

Des bartenders nous disaient : « On nous demande du sans-alcool mais, à part les sodas, les jus de fruits ou une eau pétillante avec du citron, nous n’avons pas grand-chose de festif à proposer. »


Progressivement, Sparkteez est donc entré dans la restauration. Et avec notre Earl Grey, nous sommes même allés au-delà du cocktail : certains restaurants le servent désormais directement à table, notamment avec des poissons ou des fruits de mer.


5. Vous produisez aujourd’hui environ 200 000 bouteilles. Quels ont été les plus grands défis pour passer d’une recette artisanale à cette échelle ?

Le premier grand défi a été le changement d’échelle.
Faire dix litres pour tester une recette est une chose. Produire environ 8 000 litres, soit autour de 10 000 bouteilles sur une production, en est une autre.

Il faut réussir à reproduire exactement l’infusion et l’équilibre aromatique à une échelle complètement différente.


Le deuxième défi majeur a été de conserver les bulles et la pression dans la bouteille.

Pour moi, c’était indispensable. Je voulais que Sparkteez ait cette effervescence et cette sensation festive que l’on retrouve lorsqu’on ouvre une bouteille de vin effervescent.


Au-delà de la création des recettes, ce sont probablement les deux plus grands défis industriels que nous avons dû résoudre.


6. Comment est née votre collaboration avec Les Jardins de Gaïa ?

C’est une histoire assez originale parce que ce sont eux qui sont venus vers nous pour nous acheter notre cuvée « Prêstige ».


À l’occasion de leur 30e anniversaire, Les Jardins de Gaïa souhaitaient servir Sparkteez à leurs clients. Ils trouvaient le produit original et voulaient simplement acheter notre cuvée Prestige pour célébrer l’événement.



Nous nous sommes rencontrés à Natexpo en 2024 et, lorsqu’ils m’ont expliqué que leur anniversaire aurait lieu l’année suivante, je leur ai proposé quelque chose de différent : plutôt que d’utiliser simplement Sparkteez, pourquoi ne pas développer ensemble une cuvée spécialement créée pour leurs 30 ans ?


Ils avaient la matière première et leur expertise du thé ; nous avions notre expérience du thé pétillant. Ils nous ont envoyé différents thés, nous avons réalisé de nombreux essais et mélanges, et finalement Soleil d’Hiver est né.



La recette associe le thé à quatorze épices et donne un profil totalement différent de nos autres cuvées. Le succès a été tel que beaucoup de consommateurs nous demandent désormais de la proposer toute l’année.


Nous avons décidé de la conserver dans la gamme, tout en maintenant une production limitée.



7. Le thé pétillant reste une catégorie relativement jeune. Qu’est-ce qui doit encore évoluer pour que le thé trouve véritablement sa place à table ?

Je pense qu’il faut aller au-delà du thé pétillant.

Il faudrait davantage de produits construits réellement autour du thé : des boissons 100 % thé, pétillantes mais également tranquilles, capables d’être servies avec un repas comme on sert un vin.

Cela existe déjà notamment au Japon, mais nous sommes encore au début de cette évolution en Europe.


Le thé chaud accompagne déjà certains repas. Maintenant, il faut développer cette même approche autour de boissons froides capables de préserver et d’exprimer les arômes et la complexité du thé.


À partir du moment où davantage de produits de ce type existent, je pense que nous pourrons parler d’une véritable nouvelle façon de consommer le thé.


Le kombucha est différent. Il repose sur la fermentation, alors que nos produits sont basés sur des infusions et peuvent réellement afficher 0,000 % d’alcool. Ce sont donc deux familles de boissons différentes, même si elles peuvent toutes deux participer à cette évolution du marché.


8. Avec le recul, y a-t-il une décision que vous prendriez différemment ?

Je ne crois pas beaucoup aux regrets. Quand on crée quelque chose comme Sparkteez, il faut une part de folie et de passion. Et cette combinaison arrive à un moment particulier.

Sparkteez n’est pas un produit né dans un laboratoire avec une équipe qui aurait reçu pour mission de trouver une nouvelle catégorie.

Il s’est construit progressivement, à travers des essais, des erreurs, des rencontres et beaucoup de persévérance.


Est-ce que je referais exactement la même chose aujourd’hui ? C’est difficile à dire. Il me faudrait probablement une nouvelle folie et une nouvelle passion. Mais regretter certaines décisions ? Non. Le regret est stérile. À partir du moment où l’on s’est lancé, il faut continuer.


9. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite aujourd’hui lancer sa propre marque de thé pétillant ?

Je lui dirais d’abord : venez me voir, vous gagnerez du temps et de l’argent !

Nous continuons encore aujourd’hui à apprendre. Le thé est un produit vivant et complexe et il faut énormément d’expérience pour comprendre comment il réagit.


Le marché va continuer à se développer, mais le thé pétillant tel que nous le travaillons ne deviendra probablement jamais un soda de masse car il est trop délicat à travailler.


Cela restera certainement un marché plus spécialisé. Avoir un bon produit ne suffit pas.


Le développement commercial est difficile. Nous sommes une petite structure et nous n’achetons pas notre distribution. Certaines grandes marques peuvent offrir énormément de produits ou investir massivement pour obtenir de la visibilité. Ce n’est pas notre modèle.


Il faut donc réussir à associer les deux : un excellent produit et une marque suffisamment forte pour le porter.


Une belle marque avec un mauvais produit ne fonctionne pas. Mais un produit exceptionnel sans marque ni développement commercial peut également rester invisible.


10. Quelles sont les prochaines ambitions de Sparkteez ?

Plusieurs projets arrivent.


Le premier sera un Spritz 0,00 %, toujours construit autour du thé. La recette est aujourd’hui finalisée et nous devons maintenant réaliser le passage de la petite production test à l’échelle de plus gros volumes.



L’objectif n’est pas de copier ce qui existe déjà. Ce sera vraiment un produit Sparkteez, avec sa propre identité.


Nous travaillons également sur un produit que j’appelle pour l’instant « japonisant », avec une approche plus raffinée et très pointue du thé japonais. C’est techniquement beaucoup plus complexe.


Enfin, nous avons un troisième projet à moyen terme, beaucoup plus ambitieux, dont je ne peux pas encore parler. Mais cette fois, nous irons encore plus loin dans le travail autour de la pureté, de l’origine et de l’expression du thé.

 

Ce qui est certain, c’est que le thé restera au centre de tout ce que nous développerons.



Making Tea Sparkle: Richard on Building Sparkteez

1. Before Sparkteez, what inspired you to create a sparkling tea?

Originally, I was already working with a small Champagne house. Before Covid, people would regularly ask me whether it was possible to offer an “alcohol-free Champagne.” Obviously, that isn’t really possible: fermentation and ageing are integral parts of Champagne.


But the question stayed with me. I started looking at what was already available in the alcohol-free market. Dealcoholised wines didn’t really convince me, and around that time I discovered a sparkling tea from Morocco. It was far too sweet for my taste, but the idea of using tea caught my attention.


I realised there was an enormous amount to explore: black tea, white tea, green tea, oolong, pu-erh… almost like working with different grape varieties in wine.


During Covid, the idea became even more relevant. There was a lot of discussion about the increase in wine consumption at home. But what about people who didn’t want to, or couldn’t, drink alcohol?


I wanted to create something that would allow them to fully participate in the celebratory moment: a bottle with bubbles that could be opened and served like Champagne, Crémant, Prosecco or Cava, but built entirely around tea.


2. How long did it take to develop the first recipe?

About a year and a half.


Tea is much more complex to work with than people might imagine. You might think it is simply a matter of making an infusion and adding bubbles, but that is absolutely not the case.

When served chilled, imperfections emerge differently. You have to work on the astringency, aromas, balance between the different teas and the overall structure of the drink.


We experimented with a huge number of blends. A few additional percentage points of black tea, for example, can completely change the strength and structure of the drink. White tea brings something much lighter, while certain green teas can contribute more vegetal or straw-like notes.


We released an initial version after about a year and a half, but I still wasn’t satisfied. The person I had started the project with decided to stop, thinking we would never get there. I continued!


Finally, in March 2022, I had a recipe that delivered what I was looking for: the flavour remained stable after opening, the colour didn’t change and, most importantly, the bottle retained enough pressure to preserve that genuinely celebratory character.


3. Why was organic so important to Sparkteez from the very beginning?

Organic was part of the project from the outset.


I already knew this world because I was distributing some organic products, and I absolutely did not want to create a soda or an iced tea.


Sparkteez contains real tea and very little sugar: around 4 g per litre. It was important to me to create something high-quality, low in sugar and low in calories.


We are also Fair for Life certified and work with tea houses and importers that are able to trace sourcing all the way back to the plantations.


I wasn’t necessarily looking to generate enormous volumes. Above all, my objective was to create a quality product that was festive, accessible and consistent with certain values.

I also wanted to maintain a reasonable price. Just because alcohol-free beverages have become fashionable doesn’t mean you should sell a product for three times its value.


Champagne has a price that reflects its terroir, production and craftsmanship. Sparkling tea should equally have a pricing logic that reflects its own reality.


4. You started with organic retail and delicatessens rather than restaurants. How did that strategy develop?

Our first major listing was with Nature & Découvertes. Sparkteez fitted perfectly within their world: nature, organic products and discovery.


We started with a test, which performed extremely well, and the product was quickly listed.

Then came delicatessens. They are constantly looking for new products that allow them to differentiate themselves, and Sparkteez offered something they didn’t already have.


Organic stores in France developed in parallel. In Belgium, for example, we quickly entered ROB, which is always looking for quality and innovation and remains a very important customer for us. I regularly return there to present new products, and the consumer feedback is excellent.


Restaurants came later, particularly when Thomas Courbière joined the team. He came from that world and immediately saw the potential for using Sparkteez in alcohol-free cocktails and mocktails.


Bartenders would tell us: “People are asking us for alcohol-free options, but apart from sodas, fruit juices or sparkling water with lemon, we don’t have much that feels festive.”

Gradually, Sparkteez therefore entered the restaurant sector. With our Earl Grey, we have even moved beyond cocktails: some restaurants now serve it directly at the table, particularly with fish and seafood.


5. You now produce around 200,000 bottles. What have been the biggest challenges in moving from an artisanal recipe to this scale?

The first major challenge was scaling up.


Making ten litres to test a recipe is one thing. Producing around 8,000 litres — roughly 10,000 bottles in a single production run — is something completely different.

You have to reproduce exactly the same infusion and aromatic balance at a completely different scale.


The second major challenge was maintaining the bubbles and pressure inside the bottle. For me, that was essential. I wanted Sparkteez to have the effervescence and celebratory sensation you experience when opening a bottle of sparkling wine.


Beyond developing the recipes themselves, these were probably the two biggest industrial challenges we had to solve.


6. How did your collaboration with Les Jardins de Gaïa begin?

It is quite an unusual story because they were the ones who approached us to buy our Prestige cuvée.


For their 30th anniversary, Les Jardins de Gaïa wanted to serve Sparkteez to their customers. They found the product original and initially simply wanted to purchase our Prestige cuvée for the celebration.


We met at Natexpo in 2024 and, when they explained that their anniversary would take place the following year, I suggested something different: rather than simply serving Sparkteez, why not develop a special cuvée together specifically for their 30th anniversary?

They had the raw materials and their tea expertise; we had our experience in sparkling tea.

They sent us different teas, we carried out numerous trials and blends, and eventually Soleil d’Hiver was born.


The recipe combines tea with fourteen spices, giving it a profile completely different from our other cuvées. It was so successful that many consumers now ask us to make it available throughout the year.


We have therefore decided to keep it in the range while maintaining it as a limited production.


7. Sparkling tea remains a relatively young category. What still needs to change for tea to truly find its place at the table?

I think we need to go beyond sparkling tea.


We need more products genuinely built around tea: 100% tea-based beverages, both sparkling and still, that can be served with a meal in the same way we serve wine.

This already exists, particularly in Japan, but we are still at the beginning of this evolution in Europe.


Hot tea already accompanies certain meals. Now we need to develop the same approach with cold beverages that can preserve and express the aromas and complexity of tea.

Once more products like this exist, I think we will be able to talk about a genuinely new way of consuming tea.


Kombucha is different. It relies on fermentation, whereas our products are based on infusions and can genuinely state 0.000% alcohol. They are therefore two different families of beverages, even though both can contribute to this evolution of the market.


8. Looking back, is there any decision you would make differently?

I don’t really believe in regrets.


When you create something like Sparkteez, you need a certain amount of madness and passion. And that combination comes at a particular moment.


Sparkteez wasn’t born in a laboratory with a team that had been given the task of inventing a new category. It developed progressively through trials, mistakes, encounters and a great deal of perseverance.


Would I do the same thing today? It’s difficult to say. I would probably need a new kind of madness and a new passion. But regret certain decisions? No. Regret is sterile. Once you have started, you have to keep going.


9. What advice would you give someone who wants to launch their own sparkling tea brand today?

The first thing I would tell them is: come and see me — you’ll save time and money!


We are still learning every day. Tea is a living and complex product, and it takes a great deal of experience to understand how it behaves.


The market will continue to develop, but sparkling tea as we make it will probably never become a mass-market soda because it is simply too delicate to work with. It will most likely remain a more specialised market.


Having a good product is not enough. Commercial development is difficult. We are a small company, and we don’t buy our distribution. Some larger brands can give away large quantities of products or invest heavily to gain visibility. That isn’t our model.


You therefore need to bring two things together: an excellent product and a brand strong enough to carry it. A beautiful brand with a bad product won’t work. But an exceptional product without a strong brand or commercial development can remain invisible.


10. What are Sparkteez’s next ambitions?

Several projects are coming. The first will be a 0.00% Spritz, still built around tea. The recipe has now been finalised, and we need to move from small-scale test production to larger volumes.


The objective is not to copy what already exists. It will genuinely be a Sparkteez product, with its own identity. We are also working on a product that, for now, I describe as “Japanese-inspired,” with a more refined and highly specialised approach to Japanese tea. Technically, it is much more complex.


Finally, we have a third, much more ambitious medium-term project that I cannot talk about yet. This time, however, we will go even further in exploring the purity, origin and expression of tea. What is certain is that tea will remain at the heart of everything we develop.


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